Pourquoi nous mangeons bio - Why We Eat Organic Food

Samedi, avril 19th, 2008 @ 20:28 | Environnement

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(See below for text in English)

La première raison que nous mangeons bio est pour voter avec le porte-monnaie contre les pesticides, les engrais de synthèse, la culture hydroponique, les OGM et la politique générale de l’agro-industrie intensive à grande échelle. Nous refusons de financer par notre consommation ces aberrations.

La deuxième raison est que les aliments bio apportent des nutriments et des oligoéléments, importants pour la santé, qui manquent relativement dans les produits de production intensive, cultivés avec des apports lourds en engrais de synthèse et avec relativement peu de contribution du sol naturel, qui est souvent dans un état appauvri. De plus, il y moins d’additifs alimentaires (dont beaucoup sont nocifs, certains carrément dangereux) dans le bio.

La troisième raison est que les produits naturels ont meilleur goût.

Les pesticides

J’ai vu de mes propres yeux les conséquences catastrophiques de l’application massive de pesticides aux plantes :

  • les effets directs sur les personnes (voir annexe)
  • la disparition des espèces – surtout les escargots, les papillons et les oiseaux en tête de la chaîne alimentaire, et parmi ces derniers surtout ceux qui se nourrissent principalement d’autres oiseaux, car les oiseaux, contrairement aux animaux, n’arrivent pas à éliminer certaines toxines, qui s’accumulent jusqu’à atteindre des concentrations mortelles.
  • la pollution des cours d’eau et des nappes phréatiques, au point de les rendre non potables et mêmes toxiques

Les produits cultivés ou stockés avec les applications massives de pesticides gardent souvent des traces importantes. Tout le monde sait qu’il est bien mieux pour la santé de manger des pains ou des céréales complets, mais combien savent que, si on fait ça sans manger bio, on s’intoxique davantage, car les traces des toxines restent principalement dans les balles ou enveloppes des graines !

Les engrais chimiques

Les pesticides ne sont pas les seuls produits chimiques à provoquer des dégâts : les engrais chimiques, également, provoquent de sérieuses pollutions des nappes phréatiques et des cours d’eau – là encore au point de rendre l’eau qui en provient non potable. Il faut savoir que, dans le cas des nappes phréatiques, la période nécessaire pour que la pollution disparaisse par un transit naturel est longue et très variable, pouvant aller jusqu’à des milliers d’années.

Les produits cultivés de façon artificielle, nourris d’engrais de synthèse, sont privés des minéraux et des oligo-éléments qui seraient fournis par la terre. Ainsi, ces produits, bien que de taille, de couleur et d’apparence uniformes – qualités très appréciées par la grande distribution - sont faibles en valeur nutritionnelle, menant à une diminution de la résistance du corps aux maladies et aux cancers.

Les organismes génétiquement modifiés (OGM)

En mangeant bio, nous évitons les OGM (organismes génétiquement modifiés). Ceci est très important parce que les OGM :

  • dans le cas d’une plante développée pour être résistante aux pesticides (fournis par la même entreprise) : encouragent les applications croissantes (au profit du fournisseur) car, vu que c’est toujours le même pesticide appliqué, les parasites y développent une résistance
  • dans le cas des plantes développées pour produire elle-mêmes des pesticides : introduisent des pesticides directement dans nos assiettes
  • encouragent les monocultures
  • contrairement aux revendications des producteurs, donnent des rendements inférieurs à ceux des cultures conventionnelles
  • créent une dépendance de la part des agriculteurs, qui ne pourront acquérir les semences OGM qu’à partir des entreprises qui les ont mises sur le marché
  • risquent de contaminer les plantes naturelles et de se répandre sans contrôle dans la nature
  • risquent de provoquer davantage d’allergies
  • risquent de provoquer le transfert horizontal de gènes, c’est-à-dire « l’infection » génétique d’autres espèces, par exemple des bactéries intestinales, avec des conséquences qui sont imprévisibles mais qui pourraient inclure le développement de résistance aux antibiotiques ou la génération de toxines
  • risquent d’encourager le développement de la résistance aux antibiotiques utilisées dans le processus de fabrication des semences GM
  • ont provoqués des lésions dans les organes internes de rats (dans une étude longtemps étouffée par divers gouvernements, sous prétexte qu’il fallait respecter la « confidentialité » de Monsanto, avant que Greenpeace n’obtienne gain de cause devant un juge allemand et, par conséquent, une copie du rapport du gouvernement allemand)

Il faut savoir également que les entreprises qui ont développé les OGM sont puissantes et ne sont pas connues pour leurs scrupules. Les articles sont nombreux à décrire des pratiques douteuses, telles que :

  • le lobbying intensif et la corruption pour inciter les politiques à autoriser leurs produits, contre les avis des experts scientifiques et contre la volonté largement exprimée de l’électorat
  • la présentation au gouvernement brésilien, qui était contre les OGM, d’un fait accompli, ayant semé des OGM sans autorisation à travers le pays
  • l’achat d’énormes tractes de terres dans les pays pauvres de l’Amérique latine, en versant aux paysans des prix dérisoires (et en mettant la pression sur ceux qui résistent à la vente), ainsi créant d’énormes problèmes sociaux parmi ces populations pauvres et sans défense
  • le développement des variétés GM de soja capables non seulement de résister aux conditions humides d’une culture sur des terres récupérées par l’abattage de zones vierges de la forêt amazonienne, mais d’y prospérer, ainsi contribuant directement à une destruction massive de la forêt (bien plus menacée de nos jours par l’invasion des producteurs de soja que par le trafic du bois illégal)
  • la poursuite (heureusement sans succès) en justice des fermiers (honnêtes mais anti-OGM) au Canada, dont les cultures ont été contaminées par des semences OGM … pour vol de semences, réclamant tous leurs profits !!!
  • l’implication dans la fabrication d’additifs alimentaires très contraversés, tels que l’aspartame (Monsanto)
  • l’implication dans la fabrication d’armes chimiques, tels que le défoliant « Agent Orange » (Monsanto & Dow), qui était, d’ailleurs, contaminé de dioxine

Tapez le nom d’une de ces entreprises (Monsanto, Dow, Cargill, Dupont, Pioneer, Syngenta, Bayer) suivi de « OGM » dans Google pour voir…

L’éthique bio contre l’éthique de l’agriculture intensive à grande échelle

Le commerce bio soutient des petits fermiers, des petits intermédiaires et des petits commerces, ainsi favorisant l’emploi, en termes à la fois du nombre d’employés et de la qualité du travail. Le commerce bio est généralement également associé aux principes du commerce équitable et du respect de l’animal dans les techniques d’élevage. (Mais attention : l’inverse n’est pas forcément le cas : les animaux élevés en plein air peuvent toujours être nourris aux OGM et le produits du commerce équitable peuvent être cultivés à l’aide des produits chimiques.) Les valeurs du bio sont la qualité de la nourriture, en termes de goût et d’apport nutritionnel, la conservation d’emplois valorisants et la qualité du cadre de vie (beaux paysages, riches en flore et faune).

L’agriculture bio protège l’environnement,

  • en éliminant la contamination des nappes phréatiques et les cours d’eau par les produits chimiques
  • en conservant de petites exploitations avec des haies et des arbres, qui donnent un aspect agréable à la campagne, qui fournissent des abris pour les animaux et les oiseaux et qui protègent le sol des effets de l’érosion par le vent
  • en conservant la qualité de la terre par des pratiques telles que la rotation des cultures, l’emploi d’engrais naturels et le paillage.

Les grandes exploitations et la grande distribution, dont les valeurs sont le retour sur l’investissement, la réduction des prix de revient, les revenus par mètre carré, au contraire :

  • suppriment les emplois, en remplaçant les personnes par les machines
  • proposent des emplois peu valorisants (hors postes cadres)
  • écrasent les petits producteurs par leurs politiques d’achats centralisés et d’agréments soumis à des conditions punitives
  • empoisonnent les terres et les nappes phréatiques par les produits toxiques
  • appauvrissent la terre par des techniques de monoculture et d’applications systématiques d’engrais de synthèse
  • abattent les haies et les arbres, ainsi donnant des paysages d’aspect désertique, détruisant l’habitat de beaucoup d’espèces d’animal et d’oiseau et encourageant l’érosion par le vent
  • provoquent la disparition des espèces par intoxication
  • proposent aux consommateurs des produits homogènes, uniformes et standardisés mais avec peu de goût et pauvres en nutriments

Les additifs alimentaires

Si, comme moi il y peu de temps, vous pensez que vous achetez et mangez sainement et n’avez donc rien à craindre des additifs alimentaires, de très mauvaises surprises pourraient bien vous attendre. Et si vous consommez ou donnez à vos enfants des boissons, des chewing-gums, des bonbons des glaces, etc. sucrés ou (pire) sans sucre et/ou vivement colorés, vous courez de graves risques pour votre santé et votre tranquillité de vie. Si vous voulez en savoir plus vous pouvez suivre quelques uns des liens indiqués et je conseille vivement ce petit livre (pas cher) : Additifs alimentaires : le guide indispensable pour ne plus vous empoisonner, par Corinne Gouget. Après avoir pris conscience, par ce livre et par une conférence donnée par son auteur, de la présence partout de certains additifs et appris comment les éviter, j’ai réussi à me débarrasser définitivement d’un eczéma qui m’embêtait depuis trente ans. (Ma conversion au bio avait réussi à faire disparaître le problème de temps en temps, mais seulement la chasse au glutamate monosidique – car bien des produits bio en contiennent, notamment les chips, les soupes et sauces préfaites, et les bouillons-cubes – a réussi à mettre fin aux réapparitions sporadiques.)

Sur le site www.les-additifs-alimentaires.com vous pouvez vous renseigner en ligne sur les additifs et télécharger un guide. Mais l’information sur les dangers est très limitée par rapport à celle fournie par le livre de Corinne Gouget. Voir ce site pour savoir plus sur le glutamate monosodique et où il se cache (même si son auteur reste très neutre quant à ses dangers).

Il est plus facile d’éviter l’aspartame que le glutamate monosodique, mais n’imaginez pas qu’il suffit d’écarter les produits « sans sucre ». Il est indispensable de lire les listes d’ingrédients et d’éviter tout ce qui porte la mention « aspartam », « aspartame », « aspartamine », « E951 » ou « Contient une source de phénylaniline ». Il faut faire attention en particulier aux médicaments car beaucoup contiennent de l’aspartame, même ceux suceptibles d’être prescrits aux enfants et/ou pour traiter les problèmes que l’aspartame lui-même aurait provoqués !

Ne soyez pas dupe : si vous vous sentez rassuré par ce que dit l’EUFIC (European Food Information Council) sur son site, y compris sur l’aspartame et le glutamate monosodique, voir ici sa liste de partenaires et comment l’organisme est financé ! Puis, si vous êtes curieux, prenez un ou deux des noms de ces partenaires et les taper, un par un, dans Google, suivi du mot « scandale ». Ainsi, vous pourrez vous faire une idée de la moralité de ces multinationales et ceux qui se laissent séduire (substituer ici le verbe de votre choix) par eux !

Pour ceux qui veulent aller plus loin et pour qui la langue anglaise ne pose pas de problème, voir la liste de références donnée plus loin sous le titre anglais, Food additives.

La transformation des aliments

La transformation des aliments, destinée à assurer leur longue conservation, afin de faciliter la gestion de la distribution, a plus souvent que non un impact très négatif sur la qualité nutritive des produits. Ça va des soi : ce qui est moins bon pour les rats, les insectes et les bactéries l’est forcément pour nous.

Prenons comme exemple l’hydrogénation des graisses et des huiles. Ce processus convertit les graisses non saturées en graisses saturées. Bon pour la conservation. Très mauvais pour la santé.

La nourriture bio n’exclut pas par définition la transformation, mais de façon générale, il y a moins de produits transformés que dans la grande distribution.

Les nouvelles menaces

Attention aux «plantes mutées» et aux produits de la nanotechnologie qui commencent à arriver dans nos assiettes et dans les cosmétiques (dans 6.000 produits déjà) sans aucune obligation d’étiquetage. En mangeant bio, on a plus de chances de se protéger.

Les arguments soulevés contre le bio

L’agriculture industrielle n’est pas si mauvaise que ça. Je mange des produits de grande distribution issus de cette production depuis toujours et je vais très bien.

D’abord le fait d’aller bien ou pas en consommant des produits nocifs est une question de statistiques. Pour des raisons génétiques ou autres, certaines personnes peuvent être plus résistantes aux toxines introduites dans nos assiettes. Aussi, vous allez peut-être bien aujourd’hui mais, d’ici un an ou deux, tout pourrait changer. Les effets de la consommation régulière de toxines sont parfois accumulatifs, les conséquences se manifestant que dans la durée. Depuis quelques décennies, les statistiques montrent que le nombre de cas de cancers de toutes sortes ne cessent pas de croitre dans les pays dits développés. De même pour les problèmes psychiatriques et de comportement.

Si l’agriculture industrielle ne fait pas de mal aux personnes, pourquoi y a-t-il un mouvement si fervent pour la conversion aux bio des cantines des écoles ?

Si l’agriculture industrielle ne fait pas de mal aux nappes phréatiques, pourquoi les fermiers qui vivent au-dessus des nappes phréatiques qui desservent la région parisienne, sont-ils payés pour se convertir au bio ?

On dit souvent que le bio, c’est une arnaque. Il n’est pas possible de produire des produits à la fois beaux et comestibles sans l’emploi de pesticides et d’engrais de synthèse. Donc, forcément, les agriculteurs bio en utilisent.

Ce genre d’argument ne peut venir que de personnes qui ne se sont nullement intéressés à la question car, s’ils avaient le moindre intérêt, ils auraient effectué un minimum de recherches et sauraient qu’il existent plein de méthodes autres que l’emploi systématique des pesticides pour protéger les cultures des ravages des envahisseurs. On peut avoir recours à des insectes prédateurs, dont la mieux connue est la coccinelle. On peut utiliser des plantes sacrificielles, qui attirent les insectes ravageurs vers elles (éventuellement pour y être éliminées plus facilement). Il existe des insecticides naturels, ainsi que des plantes qui repoussent les ravageurs. En évitant les grandes espaces de production en monoculture, le bio évite d’encourager le développement localisé de concentrations élevées de ravageurs d’une culture particulière.

Il y a un insecticide qui est autorisé pour l’agriculture biologique depuis les années 70, en raison de son action très spécifique, déclenchée uniquement dans l’intestin de l’insecte cible, par un mécanisme complexe. Il s’agit d’un cocktail de quatre protéines insecticides secrété par le Bacillus Thuriengensis, ou Bacille de Thuringe (BT), une bactérie trouvée dans le sol. Ces protéines ont été isolées au début du 20e siècle, et sont pulvérisées sur les plantes attaquées. Contrairement aux insecticides chimiques qui tuent sans distinction toutes sortes d’insectes et aussi des petits animaux et oiseaux, ces protéines sont sans effet en l’absence du mécanisme déclenché seulement dans les intestins des insectes cibles.

Mais voilà que l’efficacité de cet insecticide si efficace et si bénin en dehors des insectes cibles est menacé par l’arrivée d’OGM, notamment coton, maïs et soja, dits « Bt », développés pour dégager des protéines similaires mais non identiques à celles produites par le Bacillus Thuriengensis. Ces molécules sont plus petites et ont une action moins spécifique, ne dépendant plus des conditions intestinales des insectes. Pour diverses raisons, bien expliquées ici, leurs effets toxiques ne seront pas limités aux insectes visés et seront plus forts et très néfastes pour l’environnement. Leur présence très étendue et sur de longues durées entraînera à terme un développement de résistance chez les insectes cibles, rendant le BT inutile, et ça de façon irréversible.

Le bio, ce n’est pas réaliste. C’est utopique. Il faut éviter les excès, c’est sûr. Après tout, les fermiers eux-mêmes commencent à s’inquiéter de problèmes croissants d’impotence et d’infertilité. Mais c’est pour cela que l’agriculture raisonnée a été mise en place.

L’agriculture raisonnée a été mise en place pour rassurer le public, y compris les fermiers eux-mêmes. C’est tout. Les contraintes réelles sont très peu onéreuses.

Le bio donne des rendements faibles. On ne pourrait pas nourrir la population mondiale si tout le monde mangeait bio.

D’accord (sauf que les rendements du bio ne sont pas si bas que ça), mais ce n’est pas le bio qui pose le problème : c’est la croissance de la population mondiale, ainsi que l’augmentation de consommation par habitant de viande ! Il faut y mettre fin tôt ou tard (et il vaudrait mieux que ce soit tôt) car, si non, même avec l’agriculture la plus intensive et productive, on n’arrivera plus à nourrir tout le monde. La population mondiale augmente actuellement d’environ 80 millions de personnes (1,4%) par an. Non, la réponse à ce genre d’argument est de se limiter à deux enfants par couple au maximum et de pénaliser les gouvernements qui ne mettent pas en pratique des politiques pour réduire les taux de naissances trop élevés. Et les entreprises, notamment un grand groupe suisse, qui vendent du lait en poudre pour bébés au tiers monde, ainsi encourageant non seulement l’ingestion par les enfants d’eau de mauvaise qualité mais aussi l’arrêt prématuré de l’allaitement naturel, et son effet contraceptif, devrait être boycottées par toute personne de conscience, si non poursuivies pour publicités abusives. En attendant une baisse de la population, si nous mangions moins de viande [et de poisson car la surpêche est un autre problème majeur] (par exemple en se limitant à un repas de viande par semaine, comme dans la plupart des pays émergents, plutôt que d’encourager ceux-ci à nous émuler, il y aurait assez de nourriture pour tout le monde, car la production de 1 kg de viande consomme 7 kg de nourriture céréale.

Pour en savoir plus, suivre quelques uns de nos liens, notamment : SOS planète, ATTAC, Greenpeace, Amis de la terre, Le monde selon Monsanto et, accessoirement, Kokopelli.

Annexe

En 1996, je (Nick) suis parti au Zimbabwe, où j’ai vécu et travaillé deux ans entouré de plantations de thé et de café. La production du thé est assez saine comme agriculture mais le café se fait arroser régulièrement de cocktails affreux d’insecticides et d’herbicides chimiques.

Je n’étais sur place que depuis une semaine quand un fermier voisin est mort, victime de multiples ulcères intestinaux.

Quelque temps plus tard, mon collègue de travail et voisin, âgé alors de 34 ans, est rentré chez lui à midi, se plaignant d’une légèreté de tête. Il n’est pas revenu après le repas. Le soir, sa femme l’a trouvé dans le coma dans leur salon, dans un bain de sang.

Il a été conduit à l’hôpital et sa vie a été sauvée, de justesse, par de massives transfusions de sang (plus de 2 litres) – dans un pays où le sang a une forte chance d’être contaminé par le virus du SIDA.

Il souffrait, lui aussi, d’ulcères duodénaux et il avait eu la malchance d’en avoir deux de face qui se sont touchés au milieu, provoquant une hémorragie sévère.

La mère de ce collègue étant médecin, elle est venue par hasard, tôt après, remplacer temporairement le médecin local. Elle a remarqué, dans les dossiers médicaux, que beaucoup des blancs souffraient d’ulcères.

Mon collègue, sa mère et moi-même soupçonnions les produits appliqués au café, qui comprenaient des organo-phosphates et autres produits déjà bannis en Europe. Mon collègue s’était plaint à plusieurs reprises de l’odeur qui régnait dans son bureau, qui se situait à moins de 5 mètres d’une plantation de café, lors des opérations d’arrosage.

Nous avons identifié tous les produits appliqués au café et la mère de mon collègue a fait des recherches, une fois rentrée à Harare, sur les effets possibles de ces produits sur la santé humaine. Pour les organo-phosphates, elle a trouvé un mécanisme pour expliquer l’abondance d’ulcères qu’elle avait trouvée. Elle a contacté le fabricant du produit, mais celui-ci, une multinationale allemande, a nié fournir ce produit.

Quelques jours plus tard, sorti pour courir, j’ai croisé des bidons de ce même produit, vides, suspendus devant une hutte. Ceci voulait probablement dire que la famille qui occupait la hutte s’en servait pour chercher et stocker de l’eau, une pratique extrêmement dangereuse, strictement interdite et censée être rendue impossible par la destruction ou l’enterrement, systématique et contrôlé, de tout bidon vide.

J’ai cherché les habitants pour les prévenir du danger, en vain. Je suis retourné plus tard pour essayer de les voir et aussi pour photographier les bidons – sur lesquels figurait bien le nom de l’entreprise allemande !!

J’ai écrit à Greenpeace pour dénoncer la mauvaise foi de cette société et pour avertir les environnementalistes sur le danger que représentaient ces produits. Je ne pouvais citer que les effets remarqués sur la population blanche, qui fréquentait le médecin. Les noirs, surtout ceux employés à appliquer ces produits aux plantes, ont dû souffrir des mêmes problèmes, mas ils n’avaient pas de suivi médical digne de ce nom et des morts inhabituels seraient tout de suite attribuées au SIDA, qui faisait des ravages dans le pays.

Cette expérience m’a fait réviser sérieusement mes idées sur les pesticides et leurs producteurs et utilisateurs. Jusque-là, je croyais que les méfaits pour les humains des pesticides se limitaient à quelques aphtes. Je croyais aussi que les producteurs faisaient des recherches pour réduire les effets de leurs produits sur l’environnement et étaient de bonne foi…

The main reason why we eat organic food is to vote with our wallets against pesticides, chemical fertilisers, hydroponic cultivation, GMOs and large-scale intensive farming policies and practices in general. We refuse to finance these aberrations through our consumption.

The second reason is that organic food is a source of nutrients and trace elements, vital for good health, which are relatively lacking in intensive farming products, cultivated with heavy inputs of chemical fertilisers and relatively little contribution from the natural soil, which is often in a depleted state. Also, there are less food additives (many of which are harmful to health, some dangerously so) in organic food.

The third reason is that natural products taste much better.

Pesticides

I have seen with my own eyes the catastrophic consequences of the massive application of pesticides to crops:

  • the direct effects on people (see appendix)
  • the disappearance of species – especially of snails, butterflies and birds at the top of the food chain. Among the birds of prey, those that feed principally on other birds, because birds, unlike animals, are not able to eliminate certain toxins, which therefore accumulate producing fatal concentrations at the top of the food chain.
  • the pollution of water courses and aquifers, to the point of rendering them undrinkable or even toxic.

Products cultivated or stored with heavy doses of pesticide often retain significant traces. Everyone knows that it is far better for your health to eat whole-grain bread or cereals, but how many know that, if you do this without eating organic produce, you increase your intake of toxins because the traces of the toxins are deposited principally on the husks of the grain!

Chemical fertilisers

Pesticides are not the only chemicals wreaking havoc: chemical fertilisers also cause serious pollution of the water table and water courses – once again to the point of rendering their water undrinkable. It is worth noting that, in the case of aquifers, the period required for the pollution to disappear by natural transit is long and very variable, sometimes thousands of years.

Produce grown artificially, with the help of chemical fertilisers, is deprived of the minerals and trace elements which would be provided by the soil. The resulting products, while of uniform size, colour and appearance – qualities much sought after by the supermarkets - are low in nutritional value, leading to a reduction in the body’s resistance to diseases and cancers.

Genetically modified organisms (GMOs)

By eating organic food, we avoid GMOs (gentically modified organisms). This is very important because GMOs:

  • in the case of a plant developed to be resistant to pesticides (supplied by the same company): by encouraging increasingly heavy pesticide use (great for the supplier’s profits) because, since it is always the same pesticide that is applied, pests develop a resistance to it
  • in the case of plants developed to produce pesticides themselves: introduce the pesticides directly into our plates
  • encourage monocultures
  • contrary to the producers’ claims, give yields lower than those of conventional agriculture
  • lead to farmers becoming totally dependent on the GM seed producer, because GM plants are often, by design, unable to reproduce themselves
  • risk contaminating natural plants and spread uncontrolled in the environment
  • risk provoking more and more allergies
  • risk provoking the horizontal transfer of genes, in other words the gentic “infection” of other species, for example intestinal bacteria, with unpredictable consequences that could include the generation of toxins or the development of resistance to antibiotics
  • risk encouraging the development of resistance to the antibiotics used in the GM seeds’ production process
  • have been shown to cause lesions in the internal organs of rats (in a study that was suppressed by various governments for a long time, on the pretext that Monsanto’s “confidentiality” had to be protected, until Greenpeace were victorious in the German courts and consequently obtained a copy of the report from the German government)

Note that the companies that developed GMOs are powerful and not known for their scruples. Reports are widespread of dubious practices such as:

  • using intensive lobbying and corruption to incite politicians to approve their products, against the advice of scientific experts and against the widely expressed will of the electorate
  • presenting the Brazilian government, which was against GMOs, with a fait accompli, having planted unauthorised GM crops across the country
  • having bought huge tracts of land in Central and South American countries, paying derisory sums to the peasant-farmer owners (and putting pressure on those who resisted the sale), creating huge social problems among these poor and defenceless communities
  • developing GM varieties of soya capable not only of standing up to the humid conditions of cultivation on land obtained by the felling of virgin forest in the very heart of the Amazon basin, but of actually thriving there, thus directly contributing to massive destruction of the forest (nowadays under much greater threat from the invasion of the soya producers than from the illegal timber trade)
  • having (luckily unsuccessfully) sued (honest but anti-OGM) farmers in Canada, whose crops had been contaminated by GM strains … for theft of patented property, claiming all their profits!!!
  • being involved in the fabrication of highly controversial food additives, such as aspartame (Monsanto)
  • being directly involved in the fabrication of chemical weapons, such as the defoliant “Agent Orange” (Monsanto & Dow), which, to make matters worse, was contaminated with dioxins

Try typing the name of one of these companies (Monsanto, Dow, Cargill, Dupont, Pioneer, Syngenta, Bayer) followed by “GMO” in Google to see for yourself…

The ethics of organic farming versus the ethics of large-scale intensive farming

Organic farming supports small farmers, small middle-men and small sales outlets, thus favouring employment, in terms of both the number of employees and the quality of the jobs provided. The organic trade is also generally associated with the principles of fair trade and respect for animals in farming practices. (But beware: the converse is not necessarily true: free-range animals or poultry may still be fed with GM feed and fair-trade products may still be grown with the aid of chemicals.) The values of the organic trade are food quality, in terms of taste and nutritional value, the preservation and promotion of worthy employment and the quality of life (attractive countryside with a wealth of flora and fauna).

Organic farming protects the environment.

  • by eliminating the contamination of the water table and water courses by chemicals
  • by conserving small farms with hedgerows and trees, which make for pleasant countryside, provide shelter for animals and birds and protect the soil from the effects of wind erosion
  • by conserving soil quality through practices such as crop rotation, the use of natural fertilisers and mulching.

Large-scale farming operations and supermarket distribution, whose values are return on investment, reduction of production costs and turnover per square metre, on the other hand:

  • cut jobs, replacing people by machines
  • propose jobs that do little for self-esteem (apart from management positions)
  • squeeze small farmers through their centralised purchasing policies and supplier-approval systems imposing punitive conditions
  • poison the land and the water table with their toxic chemicals
  • impoverish the land through single-crop farming and the systematic use of chemical fertilisers
  • remove hedges and trees, producing a barren featureless countryside, destroying the habitats of many species of animals and birds and encouraging soil erosion by the wind
  • cause species to disappear by intoxication and habitat removal
  • offer consumers homogeneous, uniform and standardised products with little flavour and reduced nutritional value

Food additives

Despite what certain official websites say, such as that of EUFIC (see comments on my “Environmental page”), all is not well in the food additives world. You just need to read some of the sites listed (also on the “Environmental page”) to see that, whatever “scientifc studies” say, enough people have found out for themselves that additives were the source of health problems, their own or their chldren’s, to make any reasonable person very sceptical – cynical even – about “what the authorities say” (and why).

If, like me a short time ago, you think that you buy and eat healthy food and therefore have nothing to fear from food additives, you could be in for some nasty surprises. And if you consume or give your children sugary and/or brightly coloured drinks, chewing gum, sweets, ice-creams, etc. or (worse) their suger-free versions, you run serious risks for your health and peace of mind. If you would like to find out more, you could explore some of the links indicated below. Having bought a book (in French so not available in the UK, though a similar book in English has been published for many years: I am trying to track it down) and attended a conference given by its author, I recently learnt just how omnipresent certain additives are and how to detect and avoid them. This has enabled me to rid myself of eczema at last, after thirty years! (My conversion to organic food had succeeded in curing the problem from time to time, but only the religious exclusion of monosodium glutamate from my diet – because even organic foods can contain this additive, particularly crisps, packaged soups and sauces and stock cubes – finally put an end to its sporadic reappearances.)

For general information on food additives, see the following websites: the Food and Behaviour Research website (UK), www.hacsg.org.uk (UK), top 20 food additives to avoid (UK), Battling the MSG myth (USA), www.healthmad.com (USA), MSG and bipolar disorder (USA), Excitotoxins (USA), (USA), www.additivealert.com (Australia), www.fedupwithfoodadditives.info (Australia), www.greens.org (New Zealand), www.gogreen.org (New Zealand), Marmite & MSG (UK)

Printed publications of interest: The Hundred-Year Lie: how food and medicine are destroying your health, Randall Fitzgerald, Dutton, New York 2006; Excitotoxins: the taste that kills, Dr Russell L. Blaylock, Health Press, New Mexico 1997; H.J. Roberts: The aspartame disease: an ignored epidemic, Sunshine Sentinel Press, USA 2001; They are what you feed them: how food can improve your child’s behaviour, learning and mood, Dr Alex Richardson, 2006

Find out what aspartame is doing to you and what you need to do about it. Then, if you are shocked to learn that such a dangerous product could have been allowed to enter the market, see why aspartame poisoning is called the Rumsfeld disease in the USA. Aspartame is easier to avoid than monosodium glutamate but don’t think that you avoid it by steering clear of “sugar-free” products. It is essential to read lists of ingredients and avoid everything mentioning “aspartam”, “aspartame”, “aspartamine”, “E951” or “Contains a source of phenylaniline”. Pay particular attention to medicines and even some health supplements, as many contain aspartame, even those prescribed for children and/or for the very health problems that aspartame often provokes!

Don’t be taken in: if you feel reassured by the assertions made by EUFIC (the European Food Information Council) on their site, including on aspartame and monosodium glutamate, read this page to see how EUFIC is financed and the list of their partners! Then, if you are curious, type one or two of these partners’ names, one by one, in Google, followed by the word “scandal”. This way, you’ll be able to form an idea of the morality of these multinationals and those who allow themselves to be convinced (you may substitute the verb of your choice here) by them!

Aspartame.

Monosodium glutamate, E651, is very hard to avoid, because it is everywhere and labelling regulations are so slack that it does not have to be mentioned by name. Many ingredients systematically contain MSG and others sometimes do. Even organic fruit can bear traces because many carrots, lettuces, onions and potatoes are being sprayed with AuxiGro, a “natural” metabolic primer used by organic growers but which is 30% glutamic acid.

Food processing

Food processing, intended to ensure its lasting preservation, in order to facilitate management of the distribution chain, more often than not has a very negative impact on the nutritional quality of the products. This goes without saying: if the product is less good for rats, insects and bacteria, then it obviously is for us too.

Let’s look at hydrogenation of fats and oils, for example. This process converts unsaturated fats into saturated fats. Good for shelf-life. Very bad for your health.

Organic food does not, by definition, exclude processing, but generally there are less processed foods in organic produce than in other produce.

Other risks looming large

Keep a sharp eye out for “mutated plants” and nanotechnological products which are already starting to arrive on our plates without any labelling obligations. Eating organic food, we have more chance of protecting ourselves. (Sorry, reference websites in French for now.)

The arguments raised against organic farming

Large-scale farming isn’t as bad as all that. I’ve always eaten supermarket products from such production and I’m in good shape.

First of all, le fait d’aller bien ou pas en consommant des produits nocifs est une question de statistiques. Pour des raisons génétiques ou autres, certaines personnes peuvent être plus résistantes aux toxines introduites dans nos assiettes. Aussi, vous allez peut-être bien aujourd’hui mais, d’ici un an ou deux, tout pourrait changer. Les effets de la consommation régulière de toxines sont parfois accumulatifs, les conséquences se manifestant que dans la durée. Depuis quelques décennies, les statistiques montrent que le nombre de cas de cancers de toutes sortes ne cessent pas de croitre in the so-called developed countries. The same goes for sychiatric problems and behaviour disorders.

If large-scale farming does no harm to anyone, why is there such a strong movement for the conversion of school canteens to organic food?

If large-scale farming does no harm to the water table, why are the farmers who live above the aquifers that supply the greater Paris area being paid to convert to organic production?

It is often said that organic farming is a con. It is not possible to grow products that are both edible and attractive without using pesticides and chemical fertilisers. So, organic farmers must use these products too.

This type of argument can only come from people who have taken no interest in the question because, if they had the slightest interest, they would have carried out a minimum of research and would know that there are plenty of methods than the systematic use of pesticides to protect crops from pest damage. You can use pest predators, the best-known being the ladybird, used for controlling aphids. Sacrificial plants may be used to attract insect pests away from the crops (perhaps to bring them together in high concentrations where they can be eliminated more easily, for example by burning). Then there are natural insecticides, and plants which repulse pests. Finally, by avoiding devoting large spaces to monocultures, organic farming does not encourage the localised development of high concentrations of pests linked to a particular plant.

There is a an insecticide that has been authorised for organic farming since the 1970s, due to its very specific action, triggered only in the intestine of the target insect, by a complex mechanism. It is a cocktail of four insecticide proteins secreted by Bacillus Thuriengensis (BT), a species of bacteria found in the soil. These proteins were isolated at the beginning of the 20th century, and are pulverised onto the crops under attack. In contrast to chemical insecticides, which kill indiscriminately all sorts of insects and small animals and birds too, these proteins are harmless in the absence of the mechanism that is only initiated in the intestines of the target insects.

But now the effectiveness of this insecticide, so efficient and so harmless outside the target insects, is threatened by the arrival of the so-called “Bt” GM crops, particularly cotton, maize and soya, developped to produce proteins that are similar but not identical to those generated by Bacillus Thuriengensis. Their molecules are smaller and have a less specific action, no longer depending on intestinal conditions of the insects. For various reasons, well explained here, their toxic effects will not be limited to the targeted insects and will be stronger and very damaging to the environment. Their widespread presence over long periods will eventually lead to the development of resistance in the target insects, rendering BT useless…irreversibly.

Organic farming is a pipedream. It is utopic. Of course you have to avoid the worst excesses. After all, the farmers themselves are beginning to worry about increasing problems of impotence and infertility. That is why conservation-grade farming has been introduced.

Conservation-grade farming is a concept that has been pioneered in the UK by the cereals producer Jordans. I have little hard information on the obligations involved with regard to the use of pesticides and chemical fertilisers but it would appear that the concept goes considerably further than the “agriculture raisonnée” concept introduced in France (Europe’s heaviest user of agricultural chemicals), merely to reassure the public, while imposing very few real restrictions. Jordans themselves also market organic products, so appreciate the values of organic farming.

Organic farming gives poor yields. You could not feed the world population if the whole world ate organic produce.

Granted (except that organic farming yields are not so low), but it is not the organic farming that poses a problem: it is the growth in the world population, together with the increase in per capita meat consumption! This has got to stop sooner or later (and the sooner the better) because otherwise, even with the most intensive et productive agriculture, we will not be able to feed everybody. The world population is currently growing by about 80 million people (1.4%) per year. No, the response to this problem is to limit couples to a maximum of two children and to penalise governments that fail to implement policies aimed at reducing excessively high birth rates. And companies, in particular a major Swiss group, that sell powdered milk for infants to the Third World, thus encouraging not only the ingestion by the infants of water of doubtful quality but also the premature stopping of breast-feeding, and its contraceptive effect, should be boycotted by any person of conscience, if not sued for false advertising. While awaiting a fall in the population, if we ate less meat [or fish because over-fishing is another major problem], for example by limiting ourselves to one meat/fish-based meal per week, as in most of the emerging countries, rather than encouraging them to emulate us, there would be enough food for everybody, because the production of 1 kg of meat consumes 7 kg of cereal.

To find out more, explore a few of our links, in particular: SOS planète (in French), ATTAC (in French), Greenpeace, Friends of the Earth, Le monde selon Monsanto (The world according to Monsanto) a video, in French, which can be purchased online. Also worth a look is the (French) website of Kokopelli, a non-profit-making organisation devoted to the preserving of all the vegetable and fruit varieties whose sale has been banned by European legislation (recently heavily fined for their efforts).

Appendix

In 1996, I (Nick) went out to Zimbabwe, where I lived and worked for two years surrounded by tea and coffee plantations. Tea growing is healthy enough but coffee is regularly dosed with frightening cocktails of insecticides and herbicides.

I had only been there for one week when a neighbouring farmer died, a victim of multiple intestinal ulcers.

A short while later, my work colleague and neighbour, then aged 34, went home at midday, complaining of light-headedness. He did not come back after the lunch-break. That evening, his wife found him lying unconscious in a pool of blood in their living room.

He was driven to hospital and his life was saved, just in time, by massive blood transfusions (5 pints) – in a country where blood had a high risk of being contaminated by the AIDS virus.

He too was suffering from duodenal ulcers and had been unlucky enough to have two “kissing ulcers”, ulcers on opposing sides of the duodenum which meet in the middle, provoking a massive haemorrhage.

My colleague’s mother was a doctor and, as luck would have it, came to the area shortly afterwards as a temporary replacement for the local doctor. She noticed, in the medical records, that many people among the white community suffered from ulcers.

My colleague, his mother and I suspected the chemicals used on the coffee plantation, which included organo-phosphates and other products already banned in Europe. My colleague had often complained of the smell in his office, which was located less than 5 metres from a coffee plantation, during spraying operations.

We identified all the products used on the coffee and my colleague’s mother made some investigations, on her return to Harare, into the possible effects of these products on human health. For the organo-phosphates, she found a mechanism to explain the high number of ulcers she had observed. She contacted the product’s manufacturer, but the firm involved, a German multinational not too remote from one of the major themes of this article (American readers: please note British euphemism!!), denied having supplied the product.

A few days later, while out running, I came across some containers of the same product, hanging empty beside the front door of a hut. This probably meant that the family living in the hut were using them to collect and store water, an extremely dangerous practice, strictly forbidden and supposed to prevented by the systematic and rigorously controlled destruction or deep burial of all used containers.

I looked for the inhabitants to warn them of the danger – in vain. I returned later to try to see them and also to photograph the containers – on which, sure enough, was the name of the German company!!

I wrote to Greenpeace to denounce this company’s irresponsibility and lack of scruples and to warn the environmentalist group of the danger these products represented. I could only cite the effects noticed among the white population, which had access to this doctor. The black community, especially those people employed in the application of these products to the plants, must have suffered from the same problems, but they had no medical monitoring worth mentioning and any unusual deaths would immediately have been put down to AIDS, which was wreaking havoc in the country.

This experience led me to rethink seriously my ideas on pesticides and the organisations that make and used them. Until then I had thought that the harmful effects of pesticides were limited to a few gum boils. I also believed that the manufacturers carried out research aimed at reducing the harmful effects of their products on the environment and were responsible…

 

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